
Avez vous lu " Chagrin d'école " de Daniel Pennac ?
L'auteur nous balade entre ses souvenirs de cancre et de professeur.
Le cancre ne s'éclate pas, même si souvent il fait le pitre.
En fait il est constamment sur le qui-vive, il craint d'être interrogé sur des leçons qu'il n'a pas apprises ou pire n'a pas compris. Et puis il doit répondre aux parents qui se désespèrent devant ses notes, apaiser leurs craintes, les distraire.
Le cancre qu'il fut, à inconsciemment façonné le futur professeur.
Il l'a rendu plus tolérant bien sur, plus attentif aux "petits détails" qui peuvent pourrir la vie scolaire d'un élève : remarques désobligeantes, sarcastiques, regards méprisants, copies jettées sur la table, zero rageur biffé en rouge etc, les professeurs sadiques ou simplement incompétents ne manquent jamais d'imagination quand il s'agit de signifier à un élève combien il est insignifiant.
Et surtout être un cancre a rendu notre futur professeur beaucoup plus exigeant vis à vis de lui-même.
Ce livre m'a emballé dès le début. J'y ai retrouvé quantité d'anecdotes ou je me reconnaissait (j'étais pas vraiment une cancre, mais une élève moyenne, très, très mauvaise en orthographe).
Mais pour être tout à fait honnête au bout d'un moment, je trouve que le livre tourne en rond.
Mais il y a malgré tout un passage que j'ai particulièrement apprécié, c'est quand il parle de ces "sauveurs". Ces professeurs qui se sont particulièrement intéressés au cancre qu'il était, et ont été au-delà des apparences. Il parle aussi des "commentaires", ces fameux commentaires laissés sur les bulletins de notes et qui ont parfois plus d'impact que la note elle-même.
Il en est un qui m'a particulièrement marqué lorsque j'étais ado. Ma professeur de français en seconde avait inscrit "élève intéressée et intéressante".
Elle appréciait mes efforts d'imagination et désespérait de voir à quel point j'étais incapable de mettre en ordre ces pensées (ça ne s'est toujours pas amélioré).
J'appréciai déjà beaucoup cette prof avant, inutile de vous dire qu'après je l'idolâtrait :)
Cette petite remarque, je l'ai souvent "trimbalée" au cours de mon existence.
A certains moments elle me revenait à l'esprit de façon inopinée, et bêtement ça me faisait du bien de me dire qu'une personne que j'estimai m'avait jugée intéressante.
Et vous un souvenir précis en mémoire concernant un ou une professeur ?
mercredi 17 décembre 2008
"élève interessante et intéressée"
Publié par christèle à 21:38 9 commentaires
Libellés : ma vie à moi
vendredi 5 décembre 2008
Moi mon plombier je l'aiime
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Bon, il en est qui ont des difficultés avec cette catégorie socio-professionnelle si prisée que sont les plombier-chauffagistes (n'est-ce pas Mlle Figolu :))
C'est vrai, il est parait-il aussi difficile de trouver un plombier honnête, compétent (et libre) que de transformer Rachida Dati en adepte des soldes chez Kiabi.
Alors je vous l'avoue, avec un peu de honte aux entournures, notre plombier, non seulement, vient dès qu'on l'appelle mais en plus il nous a offert une WII ...
Je vous explique, revenons deux semaines en arrière.
Petit matin (tôt, très tôt, beaucoup trop tôt), je me lève.
Encore vaseuse, j'ouvre le robinet de la douche, j'attends (je ne suis pas fan des douches écossaises), et là rien, pas d'eau chaude.
Un peu inquiète, je pousse jusqu'au garage, et là divine surprise : belle inondation, le chat miaulant désespérément, perché sur la machine à laver, et de l'eau sortant à gros jets de sous le ballon d'eau chaude.
Sur le coup, y'a comme un vague de désespoir qui te tombe dessus : plombier réparations, nouveau ballon d'eau chaude tout ça à un mois de noël...help !!
Et ben non, j'anticipai, j'élucubrai, alors qu'en fait les dégâts était minimes, la réparation ridicule (le tuyau d'approvisionnement en eau) et mon plombier installateur même pas coupable, puisqu'il s'agissait d'un défaut d'origine.
Et comme mon plombier est un mec sympa, il a contacté le fabricant, lui a demandé de faire un geste (rapport aux dégâts etc etc).
Et le fabricant a dis oui !! mon plombier a eu une grosse réduc pour ces futures commandes, et en échange il nous a offert une WII
Pas mal non ?
Du coup j'ai pu vérifier que je suis aussi nulle au bowling avec une console que dans la vraie vie :)
Publié par christèle à 21:26 13 commentaires
Libellés : délires futiles
lundi 1 décembre 2008
Petite revue de presse improvisée
Bon en ce moment au boulot, je suis un chouille débordée (vous l'auriez deviné je parie ;)).
Normal, fin d'année = montagnes (grosses montagnes) de livres à traiter, à mettre en place etc etc.
Parallèlement aux bouquins, je m'occupe du rayon presse. On est pas mal servi de ce coté là aussi, le rayon est assez conséquent (un des plus gros de la région, si si j'vous jure).
Alors comme l'imagination me manque en ce moment, je vais vous faire une petite revue des couv et dernières nouveautés qui m'ont tapé dans l'œil dernièrement.
Tout d'abord Ma couv du moment :
J'adore le contre-pied (bon c'est vrai que c'est Fluide Glacial quand même).
Juste pour le plaisir, je vous rajoute celle de l'Echo :
(avec un spécial Manara, mouah, ça me rappèle mes premiers émois quand toute jeunette j'étais tombée sur ces bd à la bib municipale :))
Ensuite la "Revue avec le Beau Mec en couv" :
Bon ok, il n'est pas que beau Steve Mcqueen, avec là, avec son air lointain, il est vraiment craquant.
La "Nouveauté qui fait bien sur la table du salon" :
Nouvelle revue de photojournalisme avec articles de fond et photos de qualité.
Pour finir "La Nouveauté qui craint sur la table du salon" :
Ou comment se donner bonne conscience en lisant du people, tout en donnant l'impression que s'en est pas (mais j'ai feuilleté, et je vous rassure s'est aussi naze que ça en a l'air).
La prochaine fois, j'essayerais de vous trouver quelques pépites, injustement méconnues.
Publié par christèle à 21:24 2 commentaires
Libellés : ma vie à moi
dimanche 16 novembre 2008
C'est quoi qu'tu lis ? Utu et Haka
Lire est pour moi comme une seconde nature, je lis un peu beaucoup passionnément...
A l'idée de ne pas avoir un livre sur moi, alors que j'ai un moment de libre, je suis carrément en état de manque. Je suis alors capable de lire n'importe quoi, la boite de céréales, une pub à la con, un mode d'emploi, n'importe quoi je vous dis.
Mais bon comme je suis (parfois) organisée, je pense toujours à mon bouquin pour ma pause déjeuner.
Et là, de façon quasi invariable, c'est toujours au moment où je suis bien partie dans ma lecture, embarquée, que j'ai droit à :
"tu lis quoi ?...ah ouais...connait pas. C'est bien ?"
Ben oui couillon, qu'est-ce que tu crois que je passe mon temps à lire des trucs que j'aime pas ?.
Mais bon comme je suis une fille fondamentalement gentille et bien élevée, je réponds par l'affirmative que "oui c'est bien"
Et je fais même un petit résumé, et là le type qui n'en demandait pas tant, se défile rapidement et me laisse finir mon bouquin.
Et puis comme en plus je suis une fille généreuse, je vais même partager avec vous mes derniers plaisirs littéraires :

Avec Caryl ferey, vous entrez dans le monde du polar noir, très, très noir.
Il n'y a pas d'échappatoire, pas d'happy end. Les héros sont fatigués, un peu (beaucoup) déglingués, désabusés, obsédés...
L'histoire se passe en Nouvelle Zélande. Ici, pas de musique lascive, de danse folkloriques ou autres gentils clichés.
L'ambiance est sombre, les rapports sociaux heurtés, les maoris amers les blancs pas beaucoup mieux.
L'auteur (français) est remarquablement documenté, mais jamais le fil documentaire ne prends le pas sur l'histoire policière qui avance de façon fulgurante. Ce type de livre vous ne pouvez pas le lâcher avant la dernière page. Et une fois fini, ilo reste encore tourner dans votre esprit un bon moment.
Je ne vous raconterai pas un mot de l'histoire, j'ai vraiment envie que vous les lisiez.
Théoriquement Utu succède à Haka, mais les deux histoires se lisent indépendamment.
Si cet auteur vous botte son dernier vient de sortir :
je viens de le finir et là encore ça le fait.
Publié par christèle à 21:30 10 commentaires
Libellés : lectures
samedi 8 novembre 2008
Un chat dans un trou de souris
Je rassure tout de suite les ami(e)s des bêtes (surtout manue, grande amie des félidés) : le chat n'a rien.
Ou plutôt devrais-je dire le chaton, d'ailleurs je vous présente : Duke, petit mâle téméraire venu contrebalancer le poids déterminant des femmes dans notre demeure.
Donc Duke, deux, trois, mois au compteur, a voulu visiter de plus près la petite ferme en bois de ma fille. Grand mal lui en a pris puisqu'il s'est vu coincé dans ce petit trou de souris.
Passé un premier temps d'incrédulité (et aussi de rigolade d'où la photo), j'ai, je l'avoue, commencer à paniquer, n'arrivant pas à extraire ce foutu chat de son oeil de boeuf.
Finalement dans un bel ensemble, lui poussant avec ses petites pattes, moi tirant doucement de l'autre bord, il a réussi à s'extirper de ce bourbier.
Tiens la preuve, le voila en chair et en poil, me snobant magnifiquement pour la photo.
N'empêche c'est dingue, qu'est ce qu'on devient couillon et gâteux avec un petit chat à la maison ,sauf quand il fait sa crotte sur le dessus de lit et dans mon sac de piscine, là il se transforme brusquement en chat volant.
Blague à part, ce petit chat a rapidement pris sa place dans la famille, et s'est comme s'il avait toujours été là :)
Publié par christèle à 18:55 13 commentaires
Libellés : délires futiles
lundi 27 octobre 2008
Ringard, vous avez dit ringard ?
Il y a peu Georges -vous savez Georges, celle qui n'aime pas Juliette Binoche (pour comprendre allez là)-, donc il y a peu Georges me tagait sur les pubs ringardes.
Et là, ma foi, mon imagination ou mes souvenirs ont fait défaut.
Rien à faire, je n'en trouvait pas.
Bon il y a bien les pubs sur les tampons et autres joyeusetés hygiéniques, mais même involontairement, ce n'est jamais très drôle.
J'ai alors pensé à cet autre condensé de ringardise que sont les cartes postales de vacances.
Quelques recherches sur google, et là je suis tombée sur un site vraiment intéressant, que dis-je un véritable nid à cartes postales de la honte.
Pour vous mettre en appétit quelques extraits :

Notez au passage que ce blog est celui de Manu Larcenet, l'auteur, entre autre, du "Combat ordinaire".
Surtout n'hésitez pas à faire un petit crochet par chez lui.
Personnellement j'ai pissé de rire avec les vidéos "Sifflons la Marseillaise", pour comprendre allez là.
Publié par christèle à 22:04 9 commentaires
Libellés : délires futiles
lundi 13 octobre 2008
Les tos-tos sont dans la place
Les tos-tos vous connaissez...
allez un petit effort de mémoire, un petit bon en arrière.
Si je vous dis musique qui flashe, déco qui tue, spots lumineux, boule à facette...
un brouhaha ambiant, une bande de jeunes et parfois de moins jeunes...
et la voix qui annonce "allez allez messieurs dames, prenez place, les jetons sont à retirer au guichet"
Alors, vous avez deviné ?
Bon ok, pour la voix je ne suis pas très douée, mais avouez que pour le reste, ça n'a pas vraiment changé.
Depuis peu une fête foraine s'est installé dans la ville d'à coté, avec les vendeurs de chichi, nougats, gaufres... (ahh, les traitres), les manèges pour enfants (avec la soucoupe, l'hélico et le pompom), la pêche à la ligne et autres tirs à la carabine, l'inévitable macuummmba et autres manèges qui secouent dans tous les sens.
Et bien sur indémodable et inaltérable : l'auto-tamponneuse.
C'est marrant ça parait ringard au possible, totalement décalé...et au final non.
On y retrouve toutes les catégories d'âge :
Les petites pisseuses qui hurlent de rire et piaillent à qui mieux mieux.
Le dragueur à deux balles, une main négligemment posée sur le volant, le coude sur le bas coté, pensant draguer les filles en leur tamponnant l'arrière-train (sans mauvais esprit).
Le même, quinze ans plus tard, toujours dans la même position, et la carrément pathétique.
Le papa et sa fille, ou alors papy et son petit-fils, morts de rire comme des gosses.
Le gars du manège, qui ramène les autos inoccupées sur le coté de la piste et se la joue indifférent et blasé, guidant l'engin, un main sur le volant, les pieds sur le rebord extérieur.
etc, etc
Un vrai petit monde cette piste bruyante, un tas de souvenirs aussi, plutôt bons d'ailleurs.
Et vous, quand la fête foraine s'installe, vous craquez toujours ?
Publié par christèle à 21:45 13 commentaires
Libellés : délires futiles
lundi 6 octobre 2008
To be blonde or not to be...
Je ne sais pas si c'est parce que mes cheveux ont légèrement (oh très légèrement) éclairci cet été, mais le sort des blondes me tracasse voyez vous.
Pourquoi ? deux réflexions récentes se sont télescopées dans mes petites neurones :
Tout d'abord, la présence quasi systématique d'une superbe bombasse blonde sur la couverture des revues "techniques" destinées aux hommes.
Par techniques je n'entends pas les revues grivoises (dans celles la, il y a un minimum de déontologie avec une vraie parité entre blondes, brunes, rousses...).
Non, non, il s'agit des revues auto, moto (essentiellement tuning), sport, mots croisés...tiercé.
Tenez un petit florilège de mes dernières couv préférées (avec un petit plus pour la caisse spiderman)


Autre information : une chronique de Stéphane Blakowski, entendue sur Europe1, traitant d'une étude (très sérieuse, si si avec des docteurs, chercheurs et tout et tout) prouvant que la femme qui se teint en blonde gagne en assurance et est plus épanouie en amour. (lien ici)
Alors d'un coté, on a une société machiste nous imposant une vision dégradée de la femme blonde, confère les couv de revues et je ne vous parle même pas des blagues (à propos vous connaissez celle de...non elle est vraiment trop vulgaire).
De l'autre un étude nous prouvant, scientifiquement s'il vous plait, que la blonditude, fait de vous une autre femme, plus sure d'elle.
Alors dans mon petit cerveau d'ex-blonde la lumière s'est faite : c'est un complot...
La blonde fait peur, alors on l'humilie, on la dégrade, on la moque, on la spolie (ah non, flute c'est pas la bonne manif)
Comment ça s'est tiré par les cheveux (blonds) ma théorie !!!
Pfu n'importe quoi, gens de peu de foi va...
Bon en attendant de prendre rendez-vous chez mon coiffeur, je vous offre cette dernière illustration. 
Finalement je ne sais pas si je vais aller au USA...
Publié par christèle à 21:49 9 commentaires
Libellés : délires futiles
lundi 29 septembre 2008
Tel est pris...

Petite histoire non moraliste, ou l'on apprends que lorsqu'on est une maman débordée et très mal organisée, il ne faut jamais céder à la tentation du mensonge.
Il y a peu ma fille ainée à perdu une de ces quenottes.
Quenotte qu'elle s'est empressée de mettre sous son oreiller afin d'attendre la visite de la petite souris.
Le problème, c'est que cette petite souris est une véritable feneiasse (lamentable, je vous le dis).
Bon j'abuse, elle est peut-être tout simplement débordée, une épidémie de caries que sais-je ?
Bref, un jour, deux jours, rien...désespoir de ma fille...
et honte de la mère, qui n'est pas fichue de penser à sa piécette.
Ce soir (le matin elle est trop endormie), ma fille soulève son oreiller, et bien sur toujours rien.
Alors moi, saisie d'une brusque inspiration, je lui dis "maman, va téléphoner à la petite souris, je reviens"
Je descends prendre un euro, remonte et lui annonce que c'est fait, la petite souris va passer.
Bien sur il faut lui laisser champ libre et donc quitter la chambre le temps qu'elle fasse son petit tour.
Tout le monde quitte la chambre.
Discrètement je pique la dent, glisse la pièce et zou toutes à la salle de bain.
Là très sérieusement ma fille m'annonce qu'elle entends la petite souris (purée elle n'est vraiment pas discrète).
"mais si je t'assure...
"dis maman, comment tu connait son numéro à la petite souris ?"
"...mais tous les adultes ont son numéro ma chipie, c'est au cas ou, elle est débordée tu sais"
"mais alors tu peut la rappeler"
"ça ne sert plus à rien, elle est passée"
Pendant ce temps là, la deuxième se précipite en bas, et reviens avec le téléphone...
"dis tu l'appelle maman, pour qu'elle n'oublie pas la prochaine fois"...
Publié par christèle à 22:35 11 commentaires
Libellés : délires futiles
lundi 22 septembre 2008
"Bienvenue parmi les humains..."
Ce sont les derniers mots de Snake Plissken à la fin de "Los Angeles 2013", lorsqu'il crame une allumette et allume son cigare , après avoir définitivement effacé toutes traces de technologie de la surface de la terre.
J'aime bien ce "petit film", il fait partie de ceux que j'aime revoir.
Les puristes me rétorqueront qu'il est à des années lumières de "New-York 1997".
C'est vrai, c'est moins sombre, moins apocalyptique que le premier.
Mais dans le même temps il y a plus de décalage et de second degré dans le deuxième, avec toujours cette critique féroce du pouvoir et des bondieuseries.
Ici c'est la très "respectable" amérique de Bush qui est directement visée.
Cette amérique sourde et aveugle et engoncée dans ces certitudes.
Ce qu'il est intéressant de noter c'est qu'a l'heure actuelle, ce film de 1996, prend encore une nouvelle dimension.
Dans un contexte de raréfaction des énergies, de pollution massive, de surabondance technologique, de dépression économique (si j'en oublie dites-le moi), lorsque Snake appuie sur le bouton de l'arme déclenchant la fin de l'ère industrielle, on en vient presque à se dire "et si..."
Dans les deux films, une chose au moins ne change pas, c'est lui :
collection AlloCiné
Il est toujours aussi cynique, enfoiré...et beau gosse (ben oui, on ne se refait pas).
Publié par christèle à 22:01 8 commentaires
Libellés : mon ciné culte à moi