
Alors...vous en pensez quoi, comme ça, à brûle pourpoint...
D'après vous c'est quoi :
Une baraque super classe ?
Le résultat du travail d'un bricoleur du dimanche ?
Un hangar réhabilité ?
Une maison à l'abandon ?
La maison de vos rêves ?
Vous avez répondu oui à une de ces questions ?
Et bien vous n'y êtes pas du tout, cette...maison est l'oeuvre des architectes Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal.
Ces derniers ont reçu mercredi le Grand Prix national d’Architecture 2008, la plus haute distinction française en architecture, assorti d’une dotation de 10.000 euros.
(pour en savoir plus allez voir l'article de 20 minutes)
Leur but ? offrir une architecture à moindre coût, l'espace étant à leurs yeux un luxe devant être accessible à tous.
Pour ce qui est du coût, c'est, je l'espère, réussi. Probablement que les aspects environnementaux ont été pris en compte, les aspects écologiques, d'insertion dans le cadre urbain.
Mais finalement ce qui m'intéresse ici, c'est l'aspect esthétique. L'allure qu'elle a cette maison, visiblement destinée aux petits budgets.
Et d'allure, à mes yeux elle n'en a pas. Elle ne ressemble à rien cette baraque.
Qu'elle que soit la démarche intellectuelle qui a aboutie à cette maison, ça ne justifie rien.
C'est laid, point.
Et vous, qu'en pensez vous ? je me plante carrément, je suis trop obtuse ?
Ou vous pensez comme moi. (vous avez le droit d'être honnête et de me dire des méchancetés :))
mardi 8 juillet 2008
Nouveaux bidonvilles ?
Publié par christèle à 22:00 9 commentaires
Libellés : air du temps
vendredi 27 juin 2008
On dirait qu'ils font exprès
Les petits vieux ont le don de susciter en moi les réactions les plus diverses (et pas que chez moi d'ailleurs).
Je ne vous parlerais pas du petit vieux sur la route, c'est trop banal.
Non, les petits vieux, je les observe dans mon terrain d'analyse favori, la grande surface où je travaille.
Je m'occupe des revues et des bouquins, et j'adore les voir le matin frétillant d'impatience avant que le rideau métallique ne se lève, le caddie déjà bien chauffé.
Là, mamie se dépêche de prendre son "France Dimanche" ou "Ici Paris".
Elle largue alors papy, déjà le nez dans son quotidien et court (enfin façon de parler bien sur) faire le reste de ces courses.
Pas trop bien sur, puisque faudra revenir demain.
Pendant ce temps les potes de papy sont arrivés, et chacun de commenter les nouvelles à la une, occupant joyeusement toute la place dans le rayon, "L'Equipe" bien ouvert en grand.
Ils ont chez eux (c'est eux qui font tourner le magasin oui ou merde ?). Généreusement, ils acceptent de se pousser quand j'ai une revue à mettre en place, ils engueulent le petit jeune qui ne remet pas bien sa revue en place (véridique) et eux même me remettent en place leur journal transformé en torchon.
Dans le fond, je les aime bien. Ils ne sont pas méchants pour deux sous, et mettent de l'animation.
Et moi aussi un jour, je serais une vieille peau, je lambinerai sur la route, j'arriverai au heures de pointe aux caisses et traiterai les jeunes de branleurs irrespectueux :D.
Allez juste pour le plaisir, je vous mets le sketch de Groland sur le complot des vieux :
Publié par christèle à 21:19 12 commentaires
Libellés : air du temps
mercredi 11 juin 2008
Les leçons d'écologie de ma fille.
Depuis quelques temps j'ai droit de la part de ma fille à de gentils sermons sur la planète, la pollution, et les arbres qu'il faut sauver, que c'est très important pour l'oxygène.
J'ai même le droit à des cours sur le recyclage (alors qu'elle a elle même un mal fou à distinguer les différentes poubelles).
Bon parfois elle mélange un peu tout, mais elle est vraiment touchante avec son ton docte, son petit doigt en l'air, m'assenant ses leçons du parfait petit écolo.
C'est vrai que je suis déjà sensibilisée à ce thème, mais ça me fait tout drôle d'entendre ma fille me débiter son petit discours.
Bien sur ce n'est pas le sien propre c'est celui de la maîtresse, mais assez curieusement ça me marque bien plus que tous les discours officiels.
Du coup, j'ai droit aux chanson de Noah chantées à tue tête dans la maison.
Au moins un chose est sure, c'est qu'elle écoute bien à l'école.
PS :
parce que ça fait trois ans et quelques jours que tu as fait ton apparition...
parce que tout n'a pas été toujours facile pour toi, loin de là...
parce que malgré tout (ou à cause de tout ça), tu est généreuse, vivante (parfois excessivement)...
Je t'aime et je t'embrasse ma chipie.
Publié par christèle à 22:00 7 commentaires
Libellés : air du temps
jeudi 5 juin 2008
Le tripotage de clés...
Il y a peu j'ai vu à la tv le film " Hitch, expert en séduction "
Elle m'a bien plu cette comédie romantique, rien de révolutionnaire mais un moment agréable et plutôt drôle devant mon écran.
Will Smith est pas mal en Docteur Love, mais Kevin James est encore meilleur dans le rôle de l'amoureux éperdu un peu pataud, qui peine à déclarer sa flamme.
Une scène m'a fait sourire, celle ou Alex Hitch explique à son "élève" l'importance du tripotage de clés. A savoir : si une femme que tu raccompagne à son domicile, reste plantée devant sa porte à désespérément triturer son trousseau de clés, c'est qu'elle attends bien plus qu'un simple au-revoir. 
J'ai trouvé ça plutôt bien vu.
C'est vrai consciemment, ou non, notre corps envoie des signaux, parle pour nous, drague à notre place (ça c'est pour les plus timides).
Dans le film, il est dit que 90% de la communication humaine est non verbale, c'est très probablement exact. Nos regards, nos gestes, nos non-dits tout cela fait partie de tous ces détails infimes qui font les délices des débuts d'une relation.
Du coup, m'est revenue à l'esprit une réflexion que m'avait faite un ex. Au tout début de notre relation on dragouillait tranquillement dans un bar. Moi, en toute innocence je jouait avec la buée sur mon verre, glissant mon doigt le long du dit verre et tout d'un coup j'entends :
" arrête, arrête avec ça, ton doigt là...on a l'impression que...enfin bon ... c'est terrible, faut pas faire ça devant un homme".
Estomaquée, j'ai prestement retiré mes doigts de l'objet du délit.
Bon, je ne vous demanderais pas ce que mon corps voulait me signifier à ce moment là, j'ai assez rapidement su décoder les signaux.
Et vous, votre corps a tendance à être plus bavard que vous ?
Publié par christèle à 00:02 9 commentaires
Libellés : air du temps
lundi 5 mai 2008
J'aime pas le rire...

...forcé.
Récemment à ma radio du matin, dans ma salle de bains, quand encore embrumée de sommeil, je sors de ma douche et prépare consciencieusement ma brosse à dents, j'entends un brave monsieur me parler de l'obligation de RIRE.
Ce rigoleur, patenté, dûment diplômé m'expliquait avec le plus grand sérieux la nécessité de rire, des bien faits que ce rire forcé pourraient m'apporter dans mon quotidien.
Il existe toute un méthodologie pour apprendre à rire, des formations, des cures, une science, "la rigologie", un rassemblement international des rieurs.
Il faut manifester son bonheur, de façon ouverte, outrancière presque professionnelle.
Et bien moi j'arrive pas, j'adhère pas et puis surtout j'aime pas qu'on me force.
J'aime rire, j'adore rigoler à en rouler par terre, mais de façon gratuite, pas comme ça sur commande, comme une nécessité, un exercice physique que l'on accomplirait.
Pour moi le rire doit être gratuit, spontané, et pas forcement collectif.
J'ai l'humour un peu solitaire, le fou rire discret et je n'aime pas forcement expliquer pourquoi telle ou telle chose m'a fait rire.
Je suis peut-être trop coincée, sûrement même, mais déjà que je n'aime pas les clowns, je n'ose même pas m'imaginer dans un stage pareil.
Et vous ça vous tente ce genre de stage ?
Publié par christèle à 22:00 10 commentaires
Libellés : air du temps
jeudi 1 mai 2008
Paraît que ça énerve les filles...

C'est bien connu, homme et femmes ne font pas partie du même monde.
C'est bien plus qu'un lieu commun, c'est même devenu pour certains un véritable fond de commerce.
Y'a qu'a voir John Gray et ces "Hommes viennent de Mars et les Femmes de Venus". On a Mars et Venus se rencontrent, Mars et Venus sous la couette, Mars et Venus au travail, Mars et Venus divorcent (ah non, celui là n'existe pas).
Ou alors ces multiples films, dont le scénario repose sur l'opposition entre un homme et une femme, ils se cherchent, se chamaillent, se détestent, se réconcilient (et ils vécurent heureux, patata, patata...).
Aujourd'hui, on ne parle plus de guerre des sexes, c'est complètement dépassé.
Non, aujourd'hui, on se doit d'être à l'ECOUTE de son partenaire. Fumeux concept qui veut tout et rien dire à la fois comme si un couple pouvait survivre plus de quelques heures sans qu'il y ait un minimum d'attention entre les deux partenaires.
Mais bon, ce genre de papiers fait toujours marcher le commerce, pour preuve ce dernier article lu sur linternaute.com sur les 10 trucs qui énervent les filles et les conseils donnés à ces messieurs pour ne plus irriter leurs chères et tendres.
Alors en avant pour les poncifs (enfin pas toujours):
L'homme qui n'écoute pas, il hoche la tête et tourne vers toi un regard pétillant d'intelligence, digne d'un lauréat de la foire aux bestiaux et fait "mouis chérie, je t'écoute".
L'homme qui oublie tout avec au choix date d'anniversaires, ou dîner chez belle-maman.
L'homme qui n'abaisse pas la lunettes des toilettes, oublie le bouchon du tube de dentifrice ou décore le lavabo avec les poils de sa barbe (un classique de chez classique).
L'homme qui décore le frigo avec les emballages vides.
L'homme qui monopolise la zapette et vous empêche de regarder le foot en paix.
...
Question : est-ce que ces petits vices vous irritent vraiment les filles (allez franchement) ?
Bon, c'est vrai que si vous avez un homme qui cumule tout ça plus quelques autres défauts...je vais allumer un cierge pour vous :).
Publié par christèle à 00:24 7 commentaires
Libellés : air du temps
vendredi 18 avril 2008
"Chroniques de la haine ordinaire"

Ce vendredi différentes choses se sont télescopées dans mes petites cellules grises.
Journée spéciale sur France-Inter aujourd'hui, pour les vingt ans de la mort de Desproges, l'homme qui pensait qu'on pouvait "rire de tout mais pas avec tout le monde".
J'aime Desproges, l'homme qui nous exhortait à rire de tout avant la mort. Son humour noir s'est attaqué à tous les sujets, même (surtout) les plus épineux : Dieu, la mort, le nazisme, la politique, la religion, le sexe, le racisme.... Il était cordialement détesté tant de la droite que de la gauche, des féministes comme des culs-bénis.
La mort lui a donné ce vernis de respectabilité qui l'aurait fait vomir de son vivant. Mais qu'importe les récupérations, ces écrits sont toujours présents.
J'en veut pour preuve ses bouquins, qui se vendent toujours aussi bien.
Autre sujet qui m'a interpellé, cet article lu chez Lolo et Fred, sur les propos racistes tenus par un leader syndical.
C'est tellement con, tellement bête ce genre de propos, c'est à désespérer de nos édiles quels qu'ils soient.
Alors comme disait Desproges :
"Que la vie serait belle si tout le monde doutait de tout, si personne n’était sûr de rien. On pourrait supprimer du dictionnaire les trois quarts des mots en « iste », fasciste et communiste, monarchiste et gauchiste, khomeyniste et papiste."
Et juste pour vous mettre en forme, quelles citations :
"Les aspirations des pauvres ne sont pas très éloignées des réalités des riches."
"Dépourvue d'âme, la femme est dans l'incapacité de s'élever vers Dieu. En revanche, elle est en général pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'élever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande."
"Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire j'aime bien quand c'est moi qui ne bouge pas."
"L'amour... il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui le font. A partir de quoi il m'apparaît urgent de me taire."
"Il ne faut pas désespérer des imbéciles. Avec un peu d'entraînement, on peut arriver à en faire des militaires."
"L'intelligence, c'est comme les parachutes, quand on n'en a pas, on s'écrase."
et pour finir:
"Pourquoi, Dieu me tripote, faut-il toujours-z-et-encore que, siècle après siècle, civilisation après civilisation, se répète inlassablement le terrible adage qui nous enseigne que le plus court chemin de la barbarie à la décadence passe toujours par la civilisation ? "
etc, etc, etc, etc...
Publié par christèle à 22:23 4 commentaires
Libellés : air du temps
mardi 8 avril 2008
"Aldo la classe" ou "Mesdames un petit effort"...
Je vous parlais il y a quelques temps, d'un article de ELLE, ou le pédopsychiatre Aldo Naouri nous conseillais de "frustrer nos enfants" afin de les aider à gérer au mieux leurs émotions (grosso modo bien sur, c'est un raccourci).
Et bien, après s'être occupé de nos enfants, notre éminent docteur se charge de leurs mères...et je sens que ça va vous plaire:
Mesdames, un petit coup de mou dans votre libido ? plus envie de faire l'amour ? Forcez-vous, ça viendra !
Pour vous mettre en appétit quelques extraits de son livre "Éduquer ses enfants, l'urgence d'aujourd'hui" (Payot):
"Les rapports sexuels, après une naissance, reprendront dès que la femme aura retrouvé son intégrité physique. Et qu'elle pourra se prêter sans douleur, n'en eut-elle aucun désir, à la demande de son partenaire."
Ça vous plaît hein ? vous en voulez encore, allez une petite dernière :
Il insiste à plusieurs reprises sur le fait que non, "une femme ne doit pas attendre que le désir vienne ou revienne". Elle doit se forcer, et peut-être, qui sait, y trouvera-t-elle finalement un peu de plaisir !
Si elle ne se prête pas aux demandes de son conjoint, celui-ci "ira voir ailleurs" comme disaient nos grand-mères... et la femme l'aura bien cherché !
Si vous en voulez plus, allez voir cet article article au feminin.com
Mais Aldo, permet moi cette trivialité, j'abuse je sais.
Aldo donc, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? nous autres pauvres femmes, êtres frivoles et immatures, sommes en manque de judicieuses leçons.
Se forcer à faire l'amour soit, mais ou, quoi, comment ?
Allez Aldo, va jusqu'au bout de ta pensée.
Une petite gâterie dans la cuisine, une levrette dans la salle à manger, une brouette japonaise sur le sofa ?
Peut-être en costume afin de mieux émoustiller monsieur, avec ou sans accessoires ?
On s'en voudrait tellement de forcer monsieur à quémander ailleurs quelques miettes de tendresse.
Allez Aldo, nous sommes prêtes, abreuve nous de tes précieux conseils.

Publié par christèle à 21:11 7 commentaires
Libellés : air du temps
mercredi 26 mars 2008
Avec retenue s'il vous plait...

J'en parlais dans un autre post, un éventuel boycottage des JO, ça me laisse indifférente.
Et pourtant on nous le dit, on nous le répète, boycotter les Jo , ça ne sert à RIEN. Regarder les précédents, nous dit-on, Melbourne en 1956, Moscou en 1981, Séoul en 1988, ces boycott n'ont pas fait avancer les causes concernées.
Peut-être, et même certainement, mais le but était peut-être avant tout de ne pas cautionner avant de chercher à changer les choses.
Et puis franchement, si boycotter ne sert à rien, accorder les JO à des pays très éloignés de la démocratie, n'est pas franchement plus utile dans ce cas là. Avoir accorder les JO à Moscou en 1981, ça n'a pas été une franche réussite, ne parlons même pas de ceux de Berlin en 1936. Dans ces deux derniers cas, il me semble plutôt que les jeux furent un instrument aux mains de dictatures.
Il n'y a que Jacques Rogge pour s'imaginer que que la Chine puisse être touchée par la "grâce démocratique" du fait de l'arrivée de la flamme olympique.
Les valeurs olympiques que sont l'excellence, l'amitié et le respect ne sont plus à mes yeux qu'une facade. Il y a trop d'enjeux stratégiques, médiatiques, nationnalistes, économiques, politiques pour que le sport puisse être à nouveau l'instrument d'un rapprochement entre les peuples.
Et les athlètes dans tout ça ? eux-mêmes j'ai l'impression qu'ils ont de plus ne plus de mal à trouver leur place, entre objets de propagande et objets publicitaire, c'est vrai que ce n'est pas évident.
Publié par christèle à 23:00 2 commentaires
Libellés : air du temps
vendredi 21 mars 2008
Mais de quoi je me mêle ?
Vous êtes peut-être tombé sur cette interview du très estimé pédopsychiatre Aldo Naouri dans les colonnes de ELLE : "Frustrez vos enfants"
Globalement il dit qu'il est fondamental de délivrer le plus gros de l' éducation parentale avant la fin de la troisième année et ce afin de gérer au mieux ses pulsions.
Du coup après deux ans et demi, plus de doudous, plus de tétines, plus de biberons, car avec tout ça on "encourage sa non-volonté à évoluer".
Surtout, pas trop de "je t'aime", c'est là "une importation regrettable des feuilletons américains. Trop de « Je t’aime » tue le « Je t’aime »."
Bon évidemment je résume, il dit bien d'autres choses dans cette interview, et je ne suis pas en désaccord avec tout.
Non, ce qui me tue c'est d'être, en tant que parents, constamment remis en cause dans tout ce que l'on fait. "C'est pas bien, fait pas comme ça, tu te rends pas compte les conséquences que ça peut avoir ?" etc, etc, etc.
Sans compter qu'a la fin tous ces messages finissent par être contradictoires.
Alors c'est vrai, on fait attention à ce que l'on dit, ce que l'on fait, à l'exemple que l'on donne, mais bon sang on a pas toujours en tête le manuel du parfait petit parent.
Et vous franchement, au quotidien, vous vivez avec vos enfants, ou vous les "éduquez "? 
Publié par christèle à 21:23 6 commentaires
Libellés : air du temps
lundi 10 mars 2008
Profiter de la vie...
Tout d'abord merci à okatarinabella, chez qui j'ai vu ces vidéos aujourd'hui.
Si vous avez cinq minutes, regardez ces témoignages.
Ces femmes sont tout à la fois ordinaires et extraordinaires.
Le récit de leur lutte contre le cancer du sein est vraiment prenant. Dans un contexte de plus en plus superficiel, ou les médias accordent facilement la prime au plus futile, ces récits ont le mérite de remettre les choses à leur place (même si ces femmes revendiquent le droit à la légèreté et au futile).
N'hésitez pas à les regarder, il n'y a ni mélo, ni trémolo, simplement beaucoup de courage, de lucidité...et d'humour.
Ces témoignages ont été rassemblés par "Femmes avant tout" à l'occasion de la journée de la femme et vous pouvez en voir la totalité sur leur site ou sur dailymotion
Publié par christèle à 14:44 3 commentaires
Libellés : air du temps
samedi 8 mars 2008
Savoir manier le manche...
Alors, il parait que demain c'est la journée de la femme, il parait.
Bon, en dehors de tout aspect polémiste ("mais ma bichette c'est ta fête 365 jours par an " "mais bien sur mon coco, appelle moi encore une fois ma bichette et je t'explose").
Je disais donc, en dehors de toutes blagues vaseuses, il y a pour moi un bouquin qui a été comme un révélateur sur ce que peut obtenir une femme.
Non, pas Simone de Beauvoir ou un quelconque autre brûlot féministe mais ça :
Danielle Décuré devint en 1967, la première femme pilote de ligne, engagée par Air France.
Dans son bouquin, elle raconte sa vie et son métier avec beaucoup d'humour et aussi pas mal de colère face à la misogynie ambiante de l'époque (certaines personnes hésitaient à rentrer dans l'avion quand elles voyaient une femme en tenue de pilote en haut de la passerelle).
Ce livre est avant tout un témoignage, celui d'une femme avec un sacré caractère. Mais c'est aussi une photographie de l'époque avec son lot d'imbéciles et d'ignorants, mais pas uniquement (heureusement pour elle).
Ne soyons pas mauvaises langues, les choses ont quand même évolué depuis, mais on ne peut pas parler de bouleversement.
Accessoirement j'ai pendant quelques mois rêvé de devenir pilote mais très vite mes résultats en maths m'ont ramené sur terre.
En guise de conclusion, cette petite citation tirée de son livre :
«Le sexe des garçons, il leur sert à tout. Ça sert à faire la guerre, président de la République, directeur, aviateur. Ça sert à penser, à tout commander ; à décréter ; à légiférer. Accessoirement, ça sert à faire des enfants et même à faire pipi.»
C'est pas bien méchant et il faut quand même avouer que certains mecs ont le cerveau un peu en dessous de la ceinture.
Publié par christèle à 23:35 5 commentaires
Libellés : air du temps
mardi 26 février 2008
Charity-business
Mercantilisation, c'est bien là que le bât blesse, je vous explique.
Il y a peu ma grand-mère Amelie (89 printemps) est entrée en maison de retraite. Ma mère s'occupe à présent de son courrier. Et là surprise, tous les jours où presque, des lettres de sollicitations pour des oeuvres caritatives toutes plus diverses les unes que les autres.
Çà va d'élevage sans frontières (ma grand-mère était agricultrice) aux Petites soeurs des pauvres, en passant par le Carmel de Lisieux, aide à l'église en détresse, Sauvegarde retraite... Sans oubliez les plus classiques Médecin du monde, MSF, UNICEF, Fondation de France...
En tout 44 associations (et c'est pas fini) depuis octobre dernier. Certaines ayant déjà envoyé plus de quatre lettres.
Certaines de ces assos n'hésitent pas à bien vous culpabiliser: photos, témoignages poignants, avec la palme du mauvais goût pour le Droit de naître avec leur reproduction d'une échographie (enfin vu l'orientation politique de ce groupe, ça n'a rien d'étonnant).
Difficile de résister quand on a plus réellement conscience du coût des choses.
Rajoutez à tout ça une bonne vieille éducation catholique bien culpabilisante et on dégaine vite le chéquier.
Je sais que ces assos ont besoin de vivre, que l'argent est le nerf de la guerre, mais là on est à la limite du harcèlement (enfin à mes yeux).
Comment une personne âgée , qui le soir se souvient à peine de ce qui s'est passé le matin, peut-être à même de résister aux sollicitations multiples ?.
Ce qui m'épate c'est le pognon que doit coûter tout ça. Avec les courriers, on a droit à des cartes postales, des cartes de voeux, un agenda, des stylos, un sac et même un foulard.
Vous me direz après tout, si elle veut claquer sa retraite dans les dons caritatifs, ça la regarde elle et pas nous. C'est vrai, sauf qu'elle n'avait pas conscience des sommes qu'elle donnait et qu'elle mettait en péril sa propre autonomie financière.
En bref tout se monnaye aujourd'hui. Enfin autrefois aussi, au Moyen-Âge, le rachat des péchés (indulgences) à permis la construction de bien belles cathédrales.
Je ne sais si on donne par acquis de conscience ou par générosité sincère.
Publié par christèle à 16:11 0 commentaires
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jeudi 21 février 2008
Tetus les marins ?
Vous avez très certainement entendu parler du record du tour du monde en solitaire pulvérisé par Francis Joyon il y a à peine un mois. Le bonhomme à visiblement un sacré caractère, jugez en plutôt :
Il y a peu, je suis tombée par hasard, sur un article du blog de Ouest-France relatant comment Joyon a opposé une fin de non recevoir à N.Sarkozy, alors que ce dernier souhaitais le recevoir à l'élysée pour revenir sur différents aspects de son exploit (notamment l'aspect écologique).
Sur le coup, la lecture de cet article m'a fait sourire, c'est vrai que ces derniers temps les relations entre notre président et les bretons n'ont pas été franchement cordiales. L'attitude de Joyon apparaît dans ce contexte un peu comme un bras d'honneur.
Honnêtement je ne pense pas que c'était le but de Joyon (qui de toutes façons n'est pas breton), c'est un monsieur qui se fout des honneurs et des récompenses et n'espère qu'une chose qu'on le laisse tranquille s'occuper de ces affaires et de son bateau.
D'après l'article Tabarly avait eu la même attitude avec DeGaulle à l'époque, alors disons plutôt que les gens de mer sont vraiment indépendants et imperméables à toutes flatteries (oui je sais cette dernière était vraiment facile).
Publié par christèle à 15:01 2 commentaires
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